Le temps de la reconstruction Version imprimable Suggérer par mail
13-11-2014
Nous avons essayé de vous faire suivre au fil des 3 revues de l’année, l’épreuve vécue par ce coin du Rondônia lors des inondations. Dans le n° 208 nous vous redisions qu’aucune aide n’avait été jusque-là accordée par le gouvernement. Le diocèse, par le biais entre autres de Lettre d’Amazonie, avait distribué les produits de première nécessité (nourriture, produits d’hygiène etc.) aux sinistrés hébergés dans les écoles et les salles de sport.

 

Vous souhaitez les aider ?
Prix d’une planche 4 €
Prix d’un chevron 4 €
Prix d’une tôle en fibre de ciment 5 €
Prix du toit d’une petite maison (40 tôles) 200 €
Prix du matériel pour une maison à refaire complètement 1 500 €
Avec la saison sèche (juin-octobre), les eaux se sont définitivement retirées. Il a fallu reconstruire avant que les pluies ne reviennent… La carte ci-dessous illustre les zones qui ont le plus souffert.
Bien que l’État ait fini par fournir un kit de nettoyage pour contribuer au retour dans les foyers et débloquer 450 euros par famille, ce n’est pas suffisant pour payer les dettes de loyer accumulées et effectuer les réparations ou la reconstruction des maisons. De plus beaucoup de familles n’ont pu bénéficier de cette aide faute de documents à présenter.
Certes, les maisons les moins abîmées sont à nouveau habitées après quelques réparations et un coup de peinture, mais tout autour ce n’est encore que désolation…
Devant ces centaines de familles toujours dans des logements temporaires, le diocèse a décidé d’apporter une aide matérielle supplémentaire au cas par cas : acheter le matériel le plus urgent pour réparer (planches ou briques pour les murs ; ciment, sable, pour le plancher ; tôles pour le toit) ou reconstruire toute la maison. Néanmoins, et selon leurs possibilités, les habitants paient soit la main-d’œuvre, soit une partie de la charpente, soit les clous. Ces familles vivent avec plus ou moins 300 euros par mois.
Dom Benedito, le père Gérard, accompagnés par Sœur Aparecida (coordinatrice des pastorales du diocèse) et Régis Herbel (intendant) visitent régulièrement ce faubourg. Conversation avec les familles, présentation des besoins, et concertation ensuite pour décider de l’aide à apporter.

Manuel Peres da Silva
rua Présidente Dutra, 1349

La maison à restaurer est sur pilotis, en bois. Les planches des murs et du sol ont été littéralement rongées par l’eau mais Manoel est retourné rapidement chez lui. Un voisin qui s’y entend un peu en construction a offert ses services pour la rendre plus sûre. Pour le moment, il bricole car il lui manque :

50 planches de 2,50 m ; 5 planches de 4 m ; 30 tôles

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Famille Inuma
rua Estevão Correa, 121

Le père Gérard les a connus il y a 40 ans lors de ses visites pastorales. Malgré ses 79 ans, Francisco a voulu réparer lui-même la maison où, avec sa femme, il élève 3 petits-fils, leur maman étant en prison. Dans un premier temps il avait demandé 30 planches de 2,50 m et un bidon de peinture acrylique de 18 l. Mais, vu l’ampleur des dégâts, il lui faut aussi refaire le plancher et le support sur pilotis. D’où :

5 madriers de 7 m ; 120 planches ; 40 chevrons ; 30 tôles


Valdemir Crispim Añes
rua Présidente Dutra, 1491

Une grande partie de sa maison étant éventrée, il préfère consolider le soubassement avec les briques récupérées et faire les murs en bois, qui, dit-il, résistent mieux à l’eau.

50 planches de 2,5 m ; 12 chevrons de 4 m

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Silvia Rodriguez
rua Estevão Correa, 215

Maman de 7 enfants, elle est hébergée chez sa sœur le temps de la reconstruction complète de sa maison.

Matériel : 1 500 €

 
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