Les 3 grandes régions du diocèse Version imprimable Suggérer par mail
28-05-2017
La mise en place de cette carte illustrée et dé-ta-cha-ble nous donne l’occasion de republier celle des trois grandes régions du diocèse, en développant les caractéristiques de chacune d’elles.

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Près de Nova Dimensão : bidons de lait prêts pour la coopérative.
Rappelons que le diocèse de Guajará occupe à lui seul le quart du Rondônia et se divise en 3 parties bien distinctes :

La région pastorale de Guajará-Mirim

Avec deux types de population :
– celle de Guajará proprement dite comprenant des indiens, des boliviens, des riverains, des habitants de longue date originaires de la région où subsiste une agriculture familiale fragile mais où se développe le commerce frontalier : entre Guajará-Mirim (Brésil) et Guayaramerim (Bolivie) ;
– celle de Nova Mamoré et ses alentours (Palmeiras, Nova Dimensào) où la population composée de colons pratique l’élevage extensif : bovins et vaches laitières.
Il existait là des écoles rurales qui malheureusement ferment, faute de transport.
Néanmoins la crise économique du Brésil se fait plus ressentir en ville que dans les zones rurales avec un manque d’emplois grandissant et peu de perspectives pour la jeunesse.

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Cannes à sucre en fleur.
La région pastorale Centre

Des Boliviens, les riverains des bords du fleuve, y pratiquent l’agriculture familiale. La partie plus à l’est (São Francisco, São Miguel, Seringueiras) vit dans un véritable dynamisme de migration, avec une forte présence de Paulistes (venus de São Paulo), de personnes originaires du Minas Gerais, du Mato Grosso. La vie socio-politique est bien plus structurée qu’à Guajará, le service public mieux organisé. Ainsi, l’hôpital public de référence de la région (São Francisco) est réputé pour son efficacité, de loin supérieure à celle de l’hôpital de Guajará !

La région pastorale Sud

La plus dynamique grâce aux migrants venus il y plus de 20 ans déjà du Parana, de Santa Catarina et du sud du Brésil. Les paroisses s’autofinancent et deviennent de plus en plus importantes en organisant des fêtes sur plusieurs années pour participer aux frais de construction des églises, des salles de rencontres. Autour de Cerejeiras et Corumbiara s’étendent d’immenses fazendas (grandes fermes), certaines tristes témoins de conflits et de massacres lors de la révolte des Sans Terre dans les années 90. Aujourd’hui beaucoup de familles attirées par l’appât du gain immédiat et la solution de facilité préfèrent vendre ou louer leurs terres aux grands propriétaires qui y implantent des cultures industrielles (le soja). Les anciens colons se retirent alors dans les villes ainsi que leurs enfants ou émigrent plus à l’intérieur de l’Amazonie. Ainsi de nombreuses communautés disparaissent, contribuant à la désertification des zones rurales autour des villes.

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