Les nouvelles du diocèse
La drogue, c’est fini ! Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2019
La revue n° 224 vous racontait l’histoire de Flaviana et Franklin, arrêtés pour avoir transporté de la drogue. Le couple était sous surveillance électronique lorsque nous étions allés les voir avec Régis Herbel fin 2017.
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Franklin et leurs ses garçons.
Lors de mon séjour à Guajará en décembre l’année dernière, nous y sommes retournés. Flaviana et Franklin étaient libres ! Nous n’avons d’abord rencontré que Flaviana, toute fière de nous montrer le travail de son mari. Elle a été engagée comme vendeuse dans une saltenaria (restaurant bolivien) qui vend des chaussons de pâte fourrés de poulet épicé, parfois d’œuf dur, et cuits au four. La semaine d’après, Franklin se trouvait à la maison avec leurs deux enfants, rayonnant. Il disait avoir beaucoup de travail et recevoir des commandes pour réparer de la ferronnerie. Sa clientèle se fait de bouche à oreille. Il nous a confié son projet : faire du jus de copuaçu et aller le vendre en Bolivie. Le copuaçu est un fruit très apprécié pour sa pulpe délicatement parfumée. L’arbuste se rencontre essentiellement en Amazonie brésilienne. Franklin a déjà contacté des agriculteurs des fermes environnantes cultivant ces arbustes, afin de s’approvisionner en fruits le moment venu (début de la saison des pluies). Il lui faudra alors les ouvrir, détacher la pulpe des noyaux puis la presser pour extraire le jus. Franklin pense que ça marchera ! « Et la drogue ? C’est fini ? » « Oui, c’est fini ! » nous a-t-il répondu avec un grand sourire dans ses yeux clairs.
 
Aprender para crescer (Le Despertar) Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2019
Apprendre pour grandir, telle a été la devise du Despertar, restée actuelle jusqu’à ce jour malgré toutes les tourmentes politiques et sociales qui secouent la ville, l’état, le gouvernement. Le Despertar est le merveilleux exemple d’une œuvre qui perdure et qui mérite tout notre soutien. Malheureusement, faute de place, il n’est pas possible dans cette revue de témoigner par des exemples concrets, humains, de tout l’impact qu’a ce Centre dans la vie de ceux qui y ont passé. La revue d’été le fera longuement. Simplement, en attendant, pour mémoire, quelques chiffres donnés par Sœur Fatima, directrice du Despertar, en décembre 2018, et qui déjà, parleront d’eux-mêmes.
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Seize professeurs et employés font partie de l’équipe du Despertar. 300 enfants et ados participent aux cours (5) et ateliers (5).

Les cours

Ils ont pour objectif de préparer ces adolescents et jeunes adultes au monde du travail en complétant leur éducation scolaire, en leur apprenant la rigueur, le sens des responsabilités, du travail collectif. Les cours dits « professionnels » (moto, couture, secrétariat, bicyclette, soutien scolaire) continuent à être enseignés par demi-journée.

Les ateliers

Ils proposent à des enfants issus de milieux défavorisés, venant de familles éclatées, des activités socio-éducatives adaptées à leur âge. Ainsi les jeunes enfants (7-9 ans) bénéficient d’activités essentiellement ludiques (surtout des jeux). Ceux fréquentant les ateliers d’artisanat sont regroupés en fonction de leurs habiletés manuelles. Les adolescents qui le souhaitent peuvent se lancer dans l’apprentissage du jardinage. Ces cours n’ont lieu que le matin, l’après-midi il fait trop chaud à l’extérieur.

Coût total de fonctionnement pour l’ensemble des jeunes et adultes (personnel inclus) 110 000 euros.
Soit 400 euros par élève présent 4 heures par jour pendant 1 an.

 
87 ans d’existence ! Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2019
Le 25 janvier 2019 le diocèse fêtait les 87 ans de la nomination de dom Rey en tant qu’administrateur de la prélature, actuel diocèse de Guajará-Mirim. C’est en effet le 25 janvier 1932 que Monseigneur François Xavier Rey, (appelé ensuite Dom Rey), fut nommé administrateur apostolique de la prélature de Guajará-Mirim créée 3 ans plutôt par le Pape Pie XI.
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L’équipe du diocèse devant le restaurant de l’Itauba. Adriel Montessi (à gauche avec les lunettes de soleil) et Régis Herbel à droite.
À cette occasion dom Benedito a invité tous les fonctionnaires de la curie diocésaine pour un déjeuner à Guayaramerim­ (en Bolivie, de l’autre côté du fleuve), juste en face de Guajará-Mirim. Nous nous sommes donc retrouvés à l’Itauba, restaurant situé à environ 4,5 km du port bolivien hors de la zone urbaine et avons partagé un délicieux déjeuner composé des plats typiques de la région : parrillada (poissons et viandes directement cuits sur la braise) et brochettes. Ensuite nous avons pris le temps de nous promener et d’apprécier cet endroit, inconnu de beaucoup d’entre nous, avec ses animaux sauvages, beaucoup d’eau et de fraîcheur. Tout en célébrant cette commémoration, nous avons bien profité de ce moment, et vécu de nouvelles expériences, qui furent l’occasion de mieux nous connaître. Nous avons été très heureux de cette initiative de dom Benedito, qui a été une belle pause dans notre travail quotidien et nous espérons bien qu’elle se renouvellera.
 
Ne plus jamais laisser couler le sang indien Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2019
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Manifestation d’indiens protestant contre le vol de bois en terre indigène.
Sous l’impulsion de l’APIB (mouvement des peuples indigènes du Brésil), une manifestation a été organisée, le 31 janvier 2019, dans tout le Brésil avec pour slogan : « ne plus laisser couler le sang indien ». Ce témoignage a été donné à la Radio Educadora, lors de l’émission dominicale, par Cyntia et Vera, responsables du Cimi de Guajará-Mirim. Différentes manifestations ont été organisées dans tout le pays, qui eurent un écho dans les médias et même au niveau international. Plusieurs peuples autochtones du Rondônia y ont participé, dont des indiens de Guajará-Mirim. Cet acte de mobilisation s’est déroulé à Porto Velho, capitale administrative et gouvernementale du Rondônia. Leurs revendications étaient les suivantes :
– défense et respect des droits indiens ;
– démarcation des terres indigènes ;
– droit à la santé ;
– accès à une éducation suivie ;
– fiscalisation des terres envahies par les bûcherons, extracteurs d’or et de minerais.
 
La radio Educadora fonctionne toujours à plein régime Version imprimable Suggérer par mail
03-04-2019
L’ancienne tour de retransmission TV derrière l’immeuble de la Radio, a été surélevée de 12 m afin que les ondes de la nouvelle antenne FM ne soient pas arrêtées par la petite montagne des Paacas Novas. La transmission FM atteint ainsi un rayon de 150 km avec un son de parfaite qualité. L’émission dominicale « conversation avec les communautés », animée par dom Benedito est très écoutée. Elle est pour lui l’occasion de donner des nouvelles de son travail pastoral, de faire des déclarations lors d’événements particulièrement importants (voir article sur les barrages miniers), de donner un message spirituel. Le Cimi y a sa place aussi (voir le petit texte de Véra et Cyntia).
 
Jeanine Maurice, notre doyenne Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2018
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Jeanine Maurice est la doyenne de Lettre d’Amazonie, puisqu’en juillet prochain, elle fêtera ses 100 ans. Fidèle aux assemblées générales, elle n’en a manqué aucune. Devant sa déception du report de celle de juin en apprenant que dom Benedito n’y serait pas, nous lui avons proposé de venir le saluer au Pont de Lodi. Elle a tout de suite accepté, n’hésitant pas à venir en bus, malgré la grosse chaleur de ce jour-là ! Un beau moment de partage dans la joie, l’amitié, l’Espérance, autour d’une tasse de thé et d’un délicieux kougelhof (le gâteau traditionnel alsacien) que Jeanine avait eu la délicate attention d’apporter !
 
Dom Benedito, rue du Pont de Lodi Version imprimable Suggérer par mail
02-08-2018
L’assemblée générale devait se tenir début juin et a été reportée. Dom ­Benedito ne pouvant modifier ses dates de voyage est venu comme initialement prévu et a passé quelques jours parmi nous. Il a assisté à plusieurs rencontres et réunions, dont un conseil d’administration de la première importance. Don Benedito a bien voulu aussi rédiger un petit texte de remerciements qui accompagne le reçu fiscal envoyé lors d’un don. Une fois encore sa gentillesse, sa disponibilité, sa gaîté, ont fait chaud au cœur.
 
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