Les nouvelles du diocèse
Le procès du Père Gérard Version imprimable Suggérer par mail
13-03-2008
Suite à des récidives de torture sur des prisonniers, et en dépit de protestations verbales répétées auprès du Commandant de la Police Militaire locale, le Père Gérard rédigea un document de dénonciation, publié dans la presse, divulgué à la radio et à la télévision. Cette déclaration eut de grandes répercussions et pour conséquence que, depuis 3 ans, aucun acte de violence n’a plus été perpétré contre des détenus.
Les policiers accusés de ces sévices furent incriminés par la Police Militaire qui les traduisit devant sa propre Justice Militaire.
Mais, 3 ans plus tard, et contre toute évidence, le Juge Militaire les déclara innocents ! Trois d’entre eux attaquèrent alors le Père Gérard en justice, réclamant chacun 15 600 euros de dommages et intérêts, pour préjudice physique et moral.
La justice intima le Père Gérard de présenter sa défense. En août dernier son avocat plaida « non coupable » : Dom Geraldo avait agi selon la Constitution du Brésil qui reconnaît la Déclaration des droits de l’Homme. Le procès s’étant tenu à huit clos, aucun nom ne figure dans aucune déclaration : il n’y avait donc pas eu de préjudice moral.
À ce jour aucune condamnation n’a été prononcée, et aucune poursuite engagée. Nous espérons que la Justice mettra ce procès aux archives. Bien entendu, si le Tribunal condamnait le Père Gérard à payer quoi que ce soit, il ferait aussitôt appel.
 
Lettre de Gilles de Catheu Version imprimable Suggérer par mail
10-03-2008
« Des lecteurs ont posé à Mady des questions sur ma santé. Je les remercie de leur préoccupation et vais essayer d’y répondre.
Suite à des endormissements involontaires au cours de la journée au volant de la voiture, au guidon du vélo, en consultant ou au cours de réunions, j’ai consulté en France l’été 2004 et les examens ont confirmé le diagnostic de narcolepsie, maladie du sommeil peu fréquente, mais dont on commence à parler. En 2005, avec l’aide d’un traitement, j’ai pu réaliser les trois-quarts de mes activités (visites dans les villages, assemblées de peuples indiens, rencontres du CIMI, réunions de Conseil de santé indien…) avec cependant des difficultés croissantes et un besoin de siestes toujours plus grand. Début 2006, j’ai dû renoncer à voyager, échangeant une vie nomade pour une vie sédentaire, le front pour l’arrière-garde, les honneurs pour plus d’anonymat ; finalement laisser la place à d’autres. Heureusement, ce fut possible sans que le travail ne s’en ressente grâce à l’arrivée d’Ivanilda, infirmière du CIMI de la région Nordeste du Brésil, qui fait équipe avec Pétronila et me remplace aux réunions de Conseils de santé indien.
Devant l’incompréhension de mes compagnons indiens, j’ai trouvé un compromis : un contrat à mi-temps avec la municipalité comme médecin de la maison de retraite et dans un poste de santé. Pendant un an, j’ai concilié ce travail le matin, avec un rythme de sieste l’après-midi, l’accueil des Indiens à la permanence du CIMI (qui est aussi mon lieu de résidence), les visites aux familles indiennes de la ville et aux Indiens malades à l’hôpital ou au dispensaire de la FUNASA (Fondation Nationale de la Santé des Indiens). Début 2007, les siestes avant le déjeuner et avant le dîner devenant incontournables, j’ai arrêté les consultations au poste de santé, gardant toutefois la maison de retraite où je vais bénévolement une fois par semaine sans jour ni horaire fixe. Je commence l’année 2008 avec un travail à la permanence du CIMI le matin (comme en 2007), par contre les après-midi sont beaucoup plus souples. Je me rends toujours une fois par semaine à la maison de retraite. Grâce à la patience et la compréhension de mes collègues du CIMI, je peux encore avoir ma place dans la Mission au service des Indiens. Certes d’une autre façon. »
 
Gigli Version imprimable Suggérer par mail
10-03-2008
Gigliola Gerrero
Gigliola Gerrero
En signe de gratitude pour tout son dévouement au diocèse, le Père Gérard a souhaité offrir à sa secrétaire, Gigliola Gerrero, un séjour de 6 semaines en France. Elle l’a sillonnée du Nord au Sud et d’Est en Ouest grâce aux amis de la Mission et aux anciens coopérants qui l’ont accueillie. Un grand merci à tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de son séjour.
 
Régis Herbel Version imprimable Suggérer par mail
10-03-2008
Régis a donné 3 ans de sa vie à notre Mission. En France depuis peu, il a accepté de venir bénévolement une fois par mois à Lettre d’Amazonie. Il assure la maintenance informatique, met en place un fichier d’adresses électroniques, informatisera les premiers numéros de Lettre d’Amazonie. Sa discrète disponibilité, sa gentillesse, sa compétence d’informaticien et de technicien, nous sont bien précieuses.
 
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