Les nouvelles du diocèse
À nouveau, des colons menacés… Version imprimable Suggérer par mail
22-06-2008
Dans son article intitulé « Un autre regard » ( Lettre d’Amazonie N° 133 p 10), Pierre Sirven faisait allusion à une demande d’intervention de migrants auprès du Père Gérard.
Il s’agit de 60 colons installés depuis 15 ans sur des terres convoitées à présent par une puissante société voisine et qui demandent le droit de respect de propriété.
Voici la déclaration du Père Gérard.
Nous connaissons tous les difficultés par lesquelles sont passées les familles de travailleurs vivant sur cette zone rurale en cours d’appropriation. Nous nous attendions à une régularisation de la situation étant donné que l’INCRA (Institut Agraire) mène actuellement une action en  justice pour récupérer la propriété de cette zone au nom de l’État. Malheureusement nous sommes aujourd’hui très inquiets car, récemment, certaines familles se sont laissées convaincre de renoncer à leurs terres et de les vendre à un prix ridicule à l’entreprise commerciale intéressée par cette zone.
Il est impensable qu’un droit pratiquement acquis après tant de sacrifices puisse de la sorte être mis à la disposition d’un tiers, oubliant le cheminement parcouru ainsi que les souffrances et pressions subies.
 L’avenir de cette zone est dans vos mains et ne peut en aucun cas être livré ainsi, vendu à n’importe quel prix, négocié comme s’il s’agissait d’une quelconque marchandise.
La terre est un don de Dieu, et doit donc être la terre de nos frères. Hélas, la concentration et l'accumulation de propriétés conduisent au chemin de l'inégalité et de la mort.
Je vous demande donc qu’au nom des souffrances subies, en l’honneur de vos enfants et dans la mémoire des luttes vécues dans la Foi, vous ne vendiez, ne négociez ou n’échangiez aucun de vos biens ; et cela pour éviter qu’un grand propriétaire latifundiste ne vous condamne de nouveau à la marginalité.
De plus si l’institut agraire de  INCRA cherche à récupérer ces terres, c’est parce qu’elles sont publiques ; vendre une terre publique est un crime.
Restez donc fermes et cherchez à vivre dignement en comptant toujours sur notre soutien.
 
Libéré de ses procès Version imprimable Suggérer par mail
04-05-2008
Au soir de l’Assemblée Générale du 2 mai, le Père Gérard a reçu la nouvelle inattendue du non lieu prononcé à son égard par la justice brésilienne, concernant ses procès.
Voici dans son intégralité le texte que Dom Geraldo a envoyé à la Radio Educadora et aux médias locaux et nationaux.
« Je viens de recevoir l’heureuse nouvelle du non lieu prononcé par la justice brésilienne dans le procès que plusieurs policiers militaires de notre ville m’avaient intenté suite à ma dénonciation de violences commises contre le Senhor Ferreira.
La justice me lave donc des accusations de calomnies lancées contre moi et nie les préjudices moraux et matériels pour lesquels mes accusateurs exigeaient une forte indemnité.
Ainsi est reconnue la défense des Droits de l’Homme inscrite dans la constitution brésilienne.
Je tiens à signaler que je n’éprouve aucune rancœur contre ces jeunes policiers militaires à l’origine de ces procès. Je désire seulement que ce jugement les aide à réfléchir sur la nécessité de respecter chaque être humain afin que nous puissions vivre ensemble harmonieusement, et mettre en pratique la belle citation du psalmiste :
L’amour et la vérité se rencontreront
La justice et la paix s’embrasseront »
 
Écho de notre assemblée générale du 2 mai 2008 Version imprimable Suggérer par mail
03-05-2008
Nous étions 34 à Lettre d’Amazonie, ce soir du 2 mai… malgré les « ponts » !
Nous avions reçu 166 procurations pour 277 convocations envoyées… signe d'intérêt bien réconfortant à la vie de l'association.
Le Père Gérard nous donna un témoignage vivant de son action pastorale, des évolutions possibles à envisager les prochaines années, (“l’autonomisation” de l'hôpital Bon Pastor est sans doute un exemple que rien ne doit être figé). La description des comptes 2007 permit d'évoquer des sujets essentiels qui n'avaient rien d'aride ; l'analyse des dons donna au Père Gérard l’occasion d'intervenir au sujet des intentions de Messes demandées par les donateurs et de décrire comment elles sont traitées avec grand soin par le Père Gérard qui lui-même les partage avec son équipe pastorale.
Mady parla des bénévoles à la Lettre (4) dont les présences s'organisent, si bien qu’elles vont pouvoir être indiquées de façon précise sur le site web… lequel nouveau site a déjà reçu à ce jour plus de 300 visites. Nous veillerons à le faire vivre (par le biais de Brèves et à chaque nouvelle parution de Bulletin) et à davantage encore utiliser Internet (listing internet…) A ce sujet l’Abbé Christian Dutreuilh pense mettre en place une procédure de “dons en ligne”. En effet l'élargissement du nombre de nos donateurs est une nécessité, si nous voulons continuer à soutenir la Mission.

Recettes des dons



Emplois

 
De l’Assemblée nationale des évêques au Brésil - avril 2008 Version imprimable Suggérer par mail
09-04-2008
Chaque année les évêques du Brésil se retrouvent près de Sao Paulo pour une Assemblée nationale. En voici quelques échos du Père Gérard Verdier.
Notre assemblée a commencé avec plus de 300 évêques. Ambiance assez exceptionnelle. Nous avons même reçu une lettre de Lula très digne.
Un gros pépin avec un évêque, Dom Erwin Krautler, dont la tête a été mise à prix, pour sa défense des petits paysans, pour 1 million de réais. Jean Picard m’a demandé si c’était vrai ?
Je viens de lui répondre que, malheureusement, c’est une triste réalité. Dom Erwin est à mes côtés, sans gardes, bien sûr, car le danger n’est pas ici, mais dans l’État du Pará. Mais quand il retourne dans son diocèse, à l’aéroport, plusieurs voitures de la police l’accompagnent jusqu’à chez lui, et 4 gardes armés sont constamment dans sa maison pour le protéger… Ses ennemis voudraient bien qu’il se décourage et demande à partir. « Pour le moment, me dit-il, je tiens le coup. Merci à Dieu qui m’a donné des nerfs solides ! »...  Nous prions pour lui et nous allons faire une déclaration pour la presse pour le soutenir.
Autre nouvelle : les eaux continuent à monter à Guajara-Mirim. L’inondation a envahi le quartier du Triangle dont la chapelle a déjà 1 mètre d’eau à l’intérieur... J’espère que le maire va réagir.
 
La vie pastorale du Père Gérard Verdier dans la région Sud de son diocèse Version imprimable Suggérer par mail
26-03-2008

Corumbiara à 1 200 km

Ce mardi, je repars sur les chapeaux de roues dans mon bureau, jusqu´à mon départ, jeudi 21 pour Corumbiara, paroisse la plus éloignée de Guajara-Mirim (1 200 km) afin d´y installer, le 24 février, les deux prêtres du diocèse d´Apucarana (du Paraná) et un diacre permanent.
Belle équipe pour une paroisse avec 48 communautés rurales, dispersées sur un vaste territoire, où voisinent grands propriétaires terriens (30 000 hectares !) et paysans sans terre !
Après cette nomination, je resterai encore 4 jours dans le coin pour une rencontre avec les 7 prêtres et les 15 religieuses qui travaillent dans les 5 paroisses de cette région Sud de notre mission.

Une région corrompue et violente

Je me trouve en ce moment dans la région la plus corrompue et la plus violente de notre mission, où nous avons eu, il y a quelques années, à Corumbiara, un massacre de 13 agriculteurs et d’une petite fille de 7 ans ! J´imagine les souffrances qui auraient pu être évitées aux pauvres de ce coin d´Amazonie, si nos responsables et élus locaux avaient eu des qualités d´honnêteté et de service
Je quitte Corumbiara, pasteur migrant, pour deux rudes journées avec prêtres et religieuses... Mais je suis heureux parce que c´est « l’action juste » et je sens que le Seigneur est là et me donne force et santé.

Palmeiras… célébration et repas

Ce fut magnifique : les sœurs Franciscaines du Cœur de Jésus ont été présentées à la communauté de Palmeiras qui les a reçues à bras ouverts.
Après l´entrée des célébrants (Père Silva et moi-même), la messe a commencé avec le rite d´introduction. À ce moment, les 3 sœurs fondatrices et leur supérieure prociale sont arrivées du fond de l´Église : mot du curé, le  Père Silva, de la Supérieure et de chaque sœur, et accueil officiel dans le diocèse par le Père Gérard qui ne leur a donné qu’une orientation : « aimez notre peuple ! »…
La chaleur des gens qui m’ont tenu 30 minutes pour m´embrasser à la fin de la messe... Puis un repas pour 300 personnes offert par les gens de Palmeiras, a clôturé cette nouvelle fondation source de profonde joie pour cette grande communauté sans prêtre !
 
Les prêtres Version imprimable Suggérer par mail
26-03-2008

Le Père Pedro Silva

Après avoir passé 3 ans dans notre diocèse (2000-2003), le Père Pedro Silva était retourné chez lui à São José De Rio Preto (état de São Paulo). Devant les besoins de notre Mission, il s’est porté volontaire pour revenir chez nous, 3 ans de plus. Le Père Silva est actuellement le très estimé curé de l’immense paroisse de Nova Mamoré, en constante croissance suite à l’arrivée incessante des migrants. Il a réussi à unir les 48 communautés rurales espacées en une grande famille pastorale.

Le Père Francisco Viana Pires

Le Père Viana s’est inséré dans notre équipe missionnaire au moment de la fête du Divino 2007. Religieux Rédemptoriste de la Province de São Paulo, il a demandé à ses supérieurs d’aller servir les pauvres en Amazonie. Après être resté un certain temps dans le diocèse de Porto-Velho, il a choisi de se mettre au service des riverains du Rio Pacaas Novas et de ses affluents. À 77 ans le Père Viana manifeste une vitalité étonnante et mène une vie que beaucoup de jeunes ne supporteraient pas. Sa très forte personnalité ne l’a pas empêché de s’intégrer à notre communauté.

Le Père Obelino Silva De Almeira

Le Père Obelino est un grand cadeau du ciel que nous a fait l’archevêque de Maringá dans le Parana.
Après avoir été curé de paroisse, puis directeur spirituel des grands séminaires de philosophie et de théologie de son diocèse, le Père Obelino demanda à partir pour la Mission de Guajará-Mirim.
Depuis le 11 février 2007 il assure les responsabilités de curé de Nossa Senhora Aparecida et de coordinateur de la Pastorale de la région épiscopale de Guajará.

Le Père Pedro Silva
Le Père Pedro Silva
Le Père Francisco Viana Pires
Le Père Francisco Viana Pires
Le Père Obelino Silva De Almeira
Le Père Obelino Silva De Almeira

 
Les Sœurs de Saint Charles de Lyon Version imprimable Suggérer par mail
26-03-2008
Les Sœurs de Saint Charles de Lyon
De gauche à droite : Sœur Vicentina, Sœur Aparecida, Sœur Fatima
Dans les nouvelles de la Mission de la Lettre 180, le Père Gérard parlait de l’arrivée à Guajara des Sœurs de Saint Charles de Lyon. Nous n’avions alors pas de photo à publier. En voici une, devant leur petite maison : de gauche à droite : Sœur Vicentina, Sœur Aparecida, Sœur Fatima. Toutes trois rayonnantes de simplicité, impressionnantes de disponibilité.
 
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