Les nouvelles du diocèse
Des noces d’or pour la Radio Educadora Version imprimable Suggérer par mail
21-11-2015
La Radio Educadora est l’une des plus anciennes œuvres de la Mission. En effet le 18  novembre 1964 Monseigneur François Xavier Rey, bénissait la toute nouvelle première radio de Guajará-Mirim, la Radio Educadora lancée par le père Ferdinand Alexandre Bendoraitis. Dans cette ville perdue de la forêt amazonienne, sans communication terrestre, avec comme seul lien avec le reste du Brésil, un petit avion hebdomadaire, cette radio transformait la vie de la population. Elle émettait ses programmes en ondes moyennes sur la fréquence de 1 260 kilohertz.

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Le gigantesque gâteau d’anniversaire tenu (à gauche) par Titio Wilson Charles.
Tout au long de ces 50 ans, elle a rendu d’immenses services dans de multiples domaines. Elle commença par être un relais aérien pour les avions de la ligne commerciale São Paulo-Guajará-
Mirim. Puis elle se spécialisa dans des rubriques spécifiques : information, défense des droits de l’homme (avec les dénonciations des tortures de prisonniers, fréquentes à l’époque), éducation (alphabétisation par la radio avec l’aide de moniteurs préparés dans les communautés rurales), sans oublier la mise en place d’une pastorale radiophonique avec retransmission des messes, des célébrations festives, et des messages dominicaux des évêques du diocèse…

Des moments difficiles

Il y eut des moments difficiles comme la crise montée par un administrateur de l’Educadora, qui avait convaincu le Gouverneur de l’État du Rondônia d’acheter notre radio, alors avec de gros problèmes financiers. Il rencontra en face de lui, un évêque ferme, Dom Geraldo, qui lui dit en substance : Nous avons en effet des problèmes d’argent, mais appuyés par nos amis de France, nous surmonterons ces difficultés. La Radio Educadora n’est pas à vendre. Et si nous devions en passer par là, nous vous en avertirions en premier lieu… Le Gouverneur n’insista plus…

Dans une explosion de joie

Aussi, le 18 novembre 2014, c’est le peuple tout entier qui célébra les noces d’or de sa radio par une grande et belle célébration eucharistique dans la cathédrale, avec la participation des communautés, des Indiens, des Boliviens… présidée par Dom Benedito, concélébrée par le père Gérard et les deux curés de Guajará, le père Renato et le père Sébastian.
On évoqua le nom des fondateurs : Dom François Xavier Rey, français, le père Bendoraitis, lituanien, Dom Roberto Gomes, le père José Vieira de Lima et le père Luis Pacheco, brésiliens ; et on nomma les figures mémorables de ces 50 ans : le père Isidore José Moro qui marqua tellement son mandat, la sœur Céleste avec son programme d’une heure quotidienne pendant 20 ans, le fonctionnaire Wilson Charles engagé à l’âge de 13 ans comme garçon à tout faire, qui se forma par lui-même et, est aujourd’hui le plus ancien locuteur avec 51 ans de services à la même radio. C’est le « Titio Wilson Charles ».
Personne ne fut oublié. Lettre d’Amazonie non plus qui recevra une jolie sculpture réalisée par l’artiste de la cathédrale, Julio César.
Nous avons bien sûr aussi rendu hommage à l’équipe actuelle en place. l

La Radio Educadora est également entendue par internet et reçue aussi bien à Lettre d’Amazonie, qu’en Alsace et ailleurs !

 
Dom Benedito nommé administrateur apostolique de Porto Velho Version imprimable Suggérer par mail
24-05-2015
Le pape François vient de nommer Dom Benedito administrateur apostolique de Porto Velho en attendant la nomination d’un nouvel archevêque. Le diocèse de Guajará tout en étant fier de cette promotion pour son évêque, est soulagé de pouvoir le garder encore quelques années. Et nous aussi !
 
Le père Osmar Ferreira va arriver en France… Version imprimable Suggérer par mail
24-05-2015
… et sera des nôtres pour l’assemblée générale de Lettre d'Amazonie le 18 juin.
 
Les maisons abîmées par les inondations Version imprimable Suggérer par mail
20-02-2015
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Régis Herbel montre un mur refait sur des soubassements consolidés.
En novembre 2014 il était possible de faire le point sur ces quartiers sinistrés, et plus particulièrement celui du Triangle, le plus abîmé.
Le n° 208 avait encore fait appel à vous pour soutenir le diocèse dans l’accompagnement de tant de personnes incapables de s’en sortir seules.
À ce jour il faut distinguer 4 configurations de familles :
– celles qui sont parties en location provisoire dans un autre faubourg en attendant la décrue, mais n’ont pu revenir, faute des moyens nécessaires à la reconstruction de leur maison ;
– celles hébergées par des amis lors de l’inondation qui se sont réinstallées après avoir nettoyé et repeint ;
– celles qui, après avoir entrepris des travaux grâce au diocèse, ont réintégré leur habitation ;
– celles enfin à qui le diocèse a fait cons-truire une nouvelle maison car la leur était totalement détruite ou inhabitable.
 
Et maintenant Version imprimable Suggérer par mail
29-07-2014
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Enfin le fleuve est revenu dans son lit. Beaucoup de maisons sont restées sous les eaux plus de 3 mois. Mi-juin le port des pêcheurs et quelques habitations étaient encore sous 10 cm d’eau. Les gens reviennent maintenant pour faire des travaux, mais la plupart des fondations en briques n’ont pas résisté.

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Par endroits le courant a tout emporté et fait s’effondrer les murs. Étonnamment ce sont les maisons en bois qui ont le moins souffert. Certains repeignent les murs aux couleurs du Brésil pour la coupe du monde et font ainsi d’une pierre deux coups ! Le Brésilien reste optimiste même dans la difficulté. Les gens peuvent revenir chez eux dans la mesure où les pompiers décident qu’il n’y a pas de danger d’écroulement.

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À ce jour (fin juillet) on ne sait pas ce que le gouvernement va décider. Aucune aide n’a été annoncée. La BR reliant Porto-Velho à Guajará est à nouveau ouverte, mais les ponts restent en très mauvais état. Les endroits effondrés ont été réparés. Provisoirement.À Guour.

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Après 5 semaines de décrue Version imprimable Suggérer par mail
19-05-2014
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À Porto Velho le fleuve est rentré dans son lit depuis la semaine dernière. Depuis 10 jours la route principale d´accès à Guajará est parfois praticable car selon le niveau de l´eau (ouverture des vannes des barrages), on ne passe plus. Des techniciens de l'Electrabel (filiale de GDF-SUEZ) envoyés sur le terrain ont confirmé l'impact direct de l'inondation des ponts (pour mémoire Guajará est restée totalement isolée pendant 3 mois) dû à l'erreur des études faites avant la construction des barrages. En amont du fleuve la descente des eaux est beaucoup plus lente. À Guajará le Mamoré descend de 1,5 m en 5 semaines (soit 4-5 cm par jour). Il reste près d´1/2 m pour que le fleuve retrouve son lit. Nul ne sait comment va être planifié le retour des familles dans les quartiers les plus bas de la ville. Pourtant il y a urgence à définir une politique de retour.

 
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Maintenant, c’est la décrue. Il faut reconstruire Version imprimable Suggérer par mail
27-04-2014
 
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Les eaux en se retirant révèlent un paysage de désolation avec une couche de vase allant jusqu’à 50 cm à l’endroit où les inondations ont été particulièrement importantes. Ainsi à Vila Murtinho (pour rappel, c’est là que le fleuve Béni rejoint le Mamoré pour former le Madeira), le Béni et surtout son affluent principal le Madre
de Dios descendent plus rapidement des Andes que le Mamoré, aussi l’eau est encore très chargée en alluvions provenant de l’érosion forte dans les Andes qui se déposent dès que le courant est moins violent. Le Madeira est un des fleuves du monde les plus chargés en alluvions, ce qui explique le dépôt énorme de boue à Vila Murtinho.


 
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La BR n’est pas encore ouverte, bien qu’un des deux ponts soit désormais praticable. Il faut attendre la baisse de l’eau jusqu’au niveau des tabliers afin de remettre en place les madriers du deuxième pont. La piste qui a été ouverte par le parc reste en fonction, mais ces dernières semaines ceux qui ont essayé d’y passer ont souffert : une portion d’1 km est impraticable à moins d’être remorqué par un tracteur (Dom Benedito et les pères de Guajará y sont restés 5 heures). Certains ont dû abandonner leur voiture.
 À Guajará, l’eau est descendue de 60 cm en 2 semaines, mais il reste encore plus d’1,5 m pour que le fleuve retourne dans son lit. La grande majorité des familles délogées par les inondations n’ont donc pas encore pu retourner dans leur maison après 5 semaines.
 Le ravitaillement s’améliore, mais les prix restent encore élevés. L’économie est loin d’être repartie, le prix du sac de ciment reste à 13 € (8 € avant l’inondation de la route il y a 2 mois).
 À ce jour, le diocèse a distribué 600 sacs d’alimentation (Indiens, paroisses de Costa-Marques et Nova Mamoré incluses). Après l’urgence il faudra maintenant aider au nettoyage des maisons qui ont résisté à l’eau, ou à leur reconstruction et procéder à la remise en état des plantations.

 
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