Les nouvelles du diocèse
Les maisons abîmées par les inondations Version imprimable Suggérer par mail
20-02-2015
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Régis Herbel montre un mur refait sur des soubassements consolidés.
En novembre 2014 il était possible de faire le point sur ces quartiers sinistrés, et plus particulièrement celui du Triangle, le plus abîmé.
Le n° 208 avait encore fait appel à vous pour soutenir le diocèse dans l’accompagnement de tant de personnes incapables de s’en sortir seules.
À ce jour il faut distinguer 4 configurations de familles :
– celles qui sont parties en location provisoire dans un autre faubourg en attendant la décrue, mais n’ont pu revenir, faute des moyens nécessaires à la reconstruction de leur maison ;
– celles hébergées par des amis lors de l’inondation qui se sont réinstallées après avoir nettoyé et repeint ;
– celles qui, après avoir entrepris des travaux grâce au diocèse, ont réintégré leur habitation ;
– celles enfin à qui le diocèse a fait cons-truire une nouvelle maison car la leur était totalement détruite ou inhabitable.
 
Et maintenant Version imprimable Suggérer par mail
29-07-2014
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Enfin le fleuve est revenu dans son lit. Beaucoup de maisons sont restées sous les eaux plus de 3 mois. Mi-juin le port des pêcheurs et quelques habitations étaient encore sous 10 cm d’eau. Les gens reviennent maintenant pour faire des travaux, mais la plupart des fondations en briques n’ont pas résisté.

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Par endroits le courant a tout emporté et fait s’effondrer les murs. Étonnamment ce sont les maisons en bois qui ont le moins souffert. Certains repeignent les murs aux couleurs du Brésil pour la coupe du monde et font ainsi d’une pierre deux coups ! Le Brésilien reste optimiste même dans la difficulté. Les gens peuvent revenir chez eux dans la mesure où les pompiers décident qu’il n’y a pas de danger d’écroulement.

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À ce jour (fin juillet) on ne sait pas ce que le gouvernement va décider. Aucune aide n’a été annoncée. La BR reliant Porto-Velho à Guajará est à nouveau ouverte, mais les ponts restent en très mauvais état. Les endroits effondrés ont été réparés. Provisoirement.À Guour.

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Après 5 semaines de décrue Version imprimable Suggérer par mail
19-05-2014
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À Porto Velho le fleuve est rentré dans son lit depuis la semaine dernière. Depuis 10 jours la route principale d´accès à Guajará est parfois praticable car selon le niveau de l´eau (ouverture des vannes des barrages), on ne passe plus. Des techniciens de l'Electrabel (filiale de GDF-SUEZ) envoyés sur le terrain ont confirmé l'impact direct de l'inondation des ponts (pour mémoire Guajará est restée totalement isolée pendant 3 mois) dû à l'erreur des études faites avant la construction des barrages. En amont du fleuve la descente des eaux est beaucoup plus lente. À Guajará le Mamoré descend de 1,5 m en 5 semaines (soit 4-5 cm par jour). Il reste près d´1/2 m pour que le fleuve retrouve son lit. Nul ne sait comment va être planifié le retour des familles dans les quartiers les plus bas de la ville. Pourtant il y a urgence à définir une politique de retour.

 
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Maintenant, c’est la décrue. Il faut reconstruire Version imprimable Suggérer par mail
27-04-2014
 
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Les eaux en se retirant révèlent un paysage de désolation avec une couche de vase allant jusqu’à 50 cm à l’endroit où les inondations ont été particulièrement importantes. Ainsi à Vila Murtinho (pour rappel, c’est là que le fleuve Béni rejoint le Mamoré pour former le Madeira), le Béni et surtout son affluent principal le Madre
de Dios descendent plus rapidement des Andes que le Mamoré, aussi l’eau est encore très chargée en alluvions provenant de l’érosion forte dans les Andes qui se déposent dès que le courant est moins violent. Le Madeira est un des fleuves du monde les plus chargés en alluvions, ce qui explique le dépôt énorme de boue à Vila Murtinho.


 
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La BR n’est pas encore ouverte, bien qu’un des deux ponts soit désormais praticable. Il faut attendre la baisse de l’eau jusqu’au niveau des tabliers afin de remettre en place les madriers du deuxième pont. La piste qui a été ouverte par le parc reste en fonction, mais ces dernières semaines ceux qui ont essayé d’y passer ont souffert : une portion d’1 km est impraticable à moins d’être remorqué par un tracteur (Dom Benedito et les pères de Guajará y sont restés 5 heures). Certains ont dû abandonner leur voiture.
 À Guajará, l’eau est descendue de 60 cm en 2 semaines, mais il reste encore plus d’1,5 m pour que le fleuve retourne dans son lit. La grande majorité des familles délogées par les inondations n’ont donc pas encore pu retourner dans leur maison après 5 semaines.
 Le ravitaillement s’améliore, mais les prix restent encore élevés. L’économie est loin d’être repartie, le prix du sac de ciment reste à 13 € (8 € avant l’inondation de la route il y a 2 mois).
 À ce jour, le diocèse a distribué 600 sacs d’alimentation (Indiens, paroisses de Costa-Marques et Nova Mamoré incluses). Après l’urgence il faudra maintenant aider au nettoyage des maisons qui ont résisté à l’eau, ou à leur reconstruction et procéder à la remise en état des plantations.

 
Enfin ! Mais… Version imprimable Suggérer par mail
06-04-2014
 
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Enfin la crue s’est arrêtée. Après un mois et demi. Mais les quartiers de la ville sont toujours sous l’eau et la BR reste toujours impraticable. La piste de déviation ouverte il y a peu, reste encore praticable mais avec des horaires d’ouverture stricts et contrôlés pour éviter les gros poids lourds.
La sécurité civile a fini par obtenir des sacs alimentaires mais la distribution étant parcimonieuse, beaucoup de familles délogées n’avaient, après un mois d’inondation, toujours rien reçu, de même que les ouvriers (du bâtiment, dockers) se retrouvant sans travail. Aussi les sacs de nourriture préparés par le diocèse partent très vite, distribués également aux habitants voisins, aux Indiens descendus à la ville, leur village étant complètement inondé ainsi que leurs plantations, aux riverains du fleuve qui eux aussi ont tout perdu.

 
L'eau monte toujours Version imprimable Suggérer par mail
26-03-2014
 
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À Porto-Velho le niveau de l'eau a atteint 19,50 m soit 2 m de plus qu’au moment de la plus grande crue jamais atteinte ! Près de 4 000 familles, ont été relogées entre autres dans des écoles. Après plus d’1 mois le gouvernement fédéral vient enfin d'envoyer des tentes de secours d’urgence qui vont être montées au parc d´exposition afin de pouvoir libérer les locaux scolaires et commencer la classe avec presque deux mois de retard !

 
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Un tronçon de la BR Porto-Velho-Guajará a été surélevé et des camions de ravitaillement commencent à arriver.
À Guajará l'eau continue à monter : 6 à 10 cm par jour : 2,60 m en deux semaines. Le record de la crue historique de 1982 est dépassé. Par endroits, le courant dans la ville et les rues est si fort que des murs s'effondrent. De nombreuses rues commerçantes et des dépôts sont sous l'eau. Les deux plus grands grossistes distributeurs alimentaires ont fermé.

Plus de 200 familles de la ville ont été relogées ainsi que celles de villages indiens complètement inondés.
Guajará a enfin reçu 15 tentes du gouvernement fédéral, mais pas encore  d'argent pour les sans-abris ! Certains jours la quinzaine de familles relogée dans un gymnase doit faire appel à la générosité publique.
Aujourd’hui le diocèse a fourni le petit-déjeuner, 40 kg de poulet et 1 bouteille de gaz pour le déjeuner et a préparé 150 sacs de nourriture.

 
Le drame continue Version imprimable Suggérer par mail
20-03-2014
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Il continue à pleuvoir ; l’eau ne cesse de monter. De plus en plus de quartiers sont inondés maintenant, les isolant du centre de la ville. Serpents, crocodiles araignées entrent partout. Les moustiques pullulent. La ville répand des insecticides quasiment tous les soirs. Les pluies sont prévues jusque début avril. Des épidémies de dengue, malaria sont à craindre, de même que la leptospirose. Depuis hier le diocèse fournit à chaque famille dans le besoin (celles relogées ailleurs car leurs maisons sont sous l’eau, les ouvriers au chômage depuis les inondations, les agriculteurs ayant perdu leur plantation) 1 sac de provisions pour 2 à 3 semaines (riz-haricots). Mais il ne va pas être facile de continuer longtemps, faute d'approvisionnement. Déjà les 50 premiers sacs sont partis en 4 jours. De nombreuses personnes se sont inscrites à la mairie mais n’ont rien reçu, a priori la municipalité n’a pas reçu les fonds du gouvernement.
Les prix flambent :
– 1 sac de 15 kg de nourriture de base : 20 euros
– 1 bonbonne de 13 kg de gaz : 21 euros (13 euros en temps normal)
– 1 bonbonne d'eau (15 l) : 5 euros (1,5 euro en temps normal)
– avion-taxi : 105 euros un aller pour toute démarche à la capitale. Le gouvernement assure par avion cargo le transport des malades à l’hôpital « voisin » (350 km) pour dialyses etc. Mais la route qui mène à l’aéroport est elle aussi inondée maintenant. Il a fallu improviser une piste d'accès où déjà les voitures restent embourbées.
 
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