Les nouvelles du diocèse
Dans l’arche de Noé Version imprimable Suggérer par mail
16-03-2014
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Cela fait maintenant 4 semaines que les fleuves Béni, Madeira sont en crue, provoquant tant dans le Rondônia (autour de Guajará) que dans le Béni (en Bolivie, autour de Trinidad) des inondations catastrophiques passées hélas sous silence par les médias.
Guajará-Mirim est particulièrement affectée puisque l’unique route la reliant à Porto-Velho est fermée, l’isolant complètement de tout. La situation maintenant est dramatique.
Le gouvernement a juste essayé de maintenir une piste de contournement sans réellement y mettre les moyens ce qui fait qu´elle est impraticable actuellement ! Aucun avion-cargo n’a été envoyé pour acheminer les denrées alimentaires : les commerçants essayent de se débrouiller comme ils peuvent en s’approvisionnant par le biais de petits bateaux. Bien sûr, ils augmentent les prix. L’eau potable manque. Depuis 4 jours, plus d´essence ni de gaz sauf en Bolivie. Après le fleuve Madeira et le Rio Béni, c´est au tour du Mamoré d´entrer en crue avec toute l’eau accumulée en Bolivie qui arrive avec un temps de retard. On voit passer des troncs d’arbres, des vaches mortes, des capiviras (énormes rongeurs), des poissons crevés. Le fleuve qui augmentait de 3-4 cm par semaine au début de l’inondation, puis de 3-4 cm par jour, a passé à 10 cm par jour en fin de semaine et à 18 cm hier. De nombreuses familles ont dû abandonner leur maison, même sur pilotis. Du fait que le port de Guajará est lui aussi inondé, les barges ne peuvent plus accoster…


 
La plus grande inondation en 100 ans Version imprimable Suggérer par mail
04-03-2014
 
Un des ponts de la route Porto-Velho-Guajará.
Un des ponts de la route Porto-Velho-Guajará.
 
Le même pont mi-fevrier.
Le même pont mi-fevrier.
 

En Amazonie la saison des pluies commence fin novembre. Dès le début du mois de janvier de cette année 2014, le niveau des eaux a commencé à monter de façon inquiétante, tant du côté bolivien que du côté brésilien. Le Rio Béni (qui descend de la Cordillère des Andes), gonflé par les eaux de la fonte des neiges andines, celles des pluies diluviennes, est très vite sorti de son lit. Rejoint par le rio Mamoré (venant également des Andes) lui aussi en crue, ils ont provoqué des inondations catastrophiques.


 
Une semaine plus tard.
Une semaine plus tard.
 
De l’eau jusqu’au genou !
De l’eau jusqu’au genou !
 

Du côté bolivien, à Trinidad 30 000 personnes sont évacués. Début mars on relève dans cette seule région 60 morts et le chiffre augmente chaque jour. D'immenses troupeaux périssent noyés (100 000 têtes de bétail). Du côté brésilien, ce n'est guère mieux. À Porto Velho le niveau de l'eau est monté jusqu'à la cote de 19 m (du jamais vu). La situation est très vite devenue critique à Vila Murtinho, à 40 km avant Guajará, là où les deux fleuves se rejoignent pour former le Madeira, le plus grand affluent de l'Amazone. La petite église Sainte Thérèse de Vila Murtinho a 1,80 mètre d'eau dans la nef. La présence des réserves d'eau due aux barrages n'a rien arrangé. L’unique route reliant Porto-Velho à Guajará est coupée avec toutes les conséquences qu'il peut y avoir du point de vue médical : les malades devant être acheminés à la capitale le sont par l'aviation civile qui utilise l'aéroport fermé depuis longtemps. La vie économique est plus que ralentie : les ouvriers du bâtiment sont au chômage : la matière première n'arrive plus.

 
À l’endroit de la rencontre des 2 fleuves.
À l’endroit de la rencontre des 2 fleuves.
 
La route avant Nova Mamore.
La route avant Nova Mamore.
 

Les dockers du port sont sans travail et les éleveurs de la région jettent le lait qui ne peut plus être acheminé par camions. À Guajará 250 personnes des faubourgs inondés ont été relogées. Pendant un temps l'angoisse était tangible à Porto Velho : sous la violence des eaux déferlant de partout. Les barrages vont-ils tenir ? Pour le moment, il semblerait que les craintes n'aient pas été justifiées. D'autre part il est possible maintenant de rejoindre Porto-Velho en passant par des piste, pas faites du tout pour la circulation des voitures et camions qui s'y embourbent tant et plus. Les accidents ne se comptent plus. D'autre part il faut maintenant parcourir 500 km pour se rendre à Porto-Velho au lieu des 340 habituels et il faut 30 heures au lieu de 4… avec une nuit en pleine nature. Le bout du monde. Il avait été question d'ouvrir une route dans un parc national pour raccourcir les distances, mais le Gouvernement s’y est opposé.

 
Edilson Version imprimable Suggérer par mail
04-03-2014
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Nous sommes allés le voir avec Régis lors de mon séjour à Guajará en décembre dernier. Il faisait partie du groupe qui avait pu se rendre à Rio grâce à Lettre d’Amazonie Je lui ai donné le bulletin n°205 dans lequel figurait son récit des JMJ. Edilson vibrait encore en évoquant sa rencontre avec le pape François. Avec beaucoup de ferveur, il me chargea de remercier ceux grâce à qui il avait pu vivre ces temps inoubliables.
 
Raimundo Version imprimable Suggérer par mail
04-03-2014
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Sauvé par le père Gérard, alors qu’il se laissait mourir à l’hôpital régional, Raimundo a été pris en charge par la Maison des Anciens (voir Lettre d’Amazonie n°202) où grâce à des séances régulières de kiné, il est à nouveau sur pied. Débordant d’énergie, Raimundo veut à présent retourner sur son île, ce qui, hélas est impossible. Il reconnaît lui-même essayer de fuguer, mais ne plus être en colère quand on le ramène dans sa chambre.
 
Le Père Renato Version imprimable Suggérer par mail
04-03-2014
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Ordonné prêtre en 2011, il a d’abord travaillé à Costa Marques pendant un an avec Edmilson, prêtre aussi. Renato a ensuite été nommé curé de la cathédrale de Guajará par Dom Benedito. Sa première motivation, dit-il : être missionnaire. Et il veut aider l’Église de Guajará. Une de ses préoccupations, la perspective des travaux de réfection de la toiture de la cathédrale. Car il a aussi la charge de l’économat de la cathédrale. Il compte sur notre soutien. Renato m’a dit sa grande reconnaissance pour l’aide accordée par Lettre d’Amazonie par le biais des honoraires de messes qui font vivre une grande partie de l’Église du diocèse. « Nous prions à toutes les intentions reçues de vous. C’est une vraie chaîne de prière et d’amitié ».
 
Un cardinal à Guajará ! Version imprimable Suggérer par mail
21-08-2013
Le cardinal avec les moniales.
Le cardinal avec les moniales.
Tout de suite après l’élection de pape François, les cardinaux électeurs retournèrent dans leurs diocèses respectifs. Le cardinal Dom Claudio Hummes, archevêque émérite de São Paulo entreprit aussitôt son travail de président de la commission épiscopale d'Amazonie. Il commença par la région épiscopale du Nord Ouest qui comprend 7 diocèses dont celui de Guajará qu’il visita en premier du 4 au 9 juillet 2013. Ce qui honora énormément Dom Benedito et le Père Gérard.

Pour la petite histoire

Ils furent touchés aussi car Dom Claudio Hummes s’était rendu célèbre lors du dernier conclave où il se trouvait assis à côté du cardinal George Mario Bergolio au moment des résultats. Lorsque les 77 scrutins furent annoncés en la faveur de Dom Bergolio, celui-ci se leva, ému. Aussitôt son voisin, (le cardinal Hummes) se leva à son tour, et lui donnant une chaleureuse accolade, murmura à son oreille : « et surtout, n’oublie pas les pauvres ». Le nouveau pape reçut ces paroles avec ferveur. Et elles déterminèrent le choix de son nom : François (d’Assise).

Une riche visite à Guajará

Le cardinal rencontra les prêtres et religieuses au cours d’un repas communautaire à la curie, se rendit au séminaire Maximilien Kolbe, présida la messe à la Cathédrale et à Nossa Senhora Aparecida. Après une visite au Centre Despertar, il donna une entrevue à la Radio Educadora. Il se rendit aussi à Nova Dimensào à 90 km de là, en passant par Nova Mamoré où il bénit la pierre fondamentale de l’église matrice.

Un bel hommage

À son retour à São Paulo, le cardinal écrivait ces lignes à Dom Benedito : « De tout cœur je vous remercie pour l’accueil fraternel que vous m’avez réservé, vous, votre personnel, vos prêtres, votre communauté. Je garde de très bons souvenirs de ma visite. Le beau dynamisme du diocèse de Guajará-Mirim, votre intense travail missionnaire, votre équipe laborieuse, votre grand amour dans la Foi, m’ont beaucoup impressionné et rempli de grande joie. Je prie Dieu pour vous et pour tous. Merci pour tout. »
 
Les 50 ans de sacerdoce du père Gérard Version imprimable Suggérer par mail
30-05-2013
Le 7 avril était jour de fête à Guajará qui célébrait les 50 ans d’ordination du Père Gérard Verdier. Toutes les communautés de la ville et celles alentour avaient tenu à manifester leur attachement à Dom Geraldo, de même que plusieurs évêques et de nombreux prêtres. Voici le très bel hommage rendu à leur pasteur émérite par les communautés du diocèse.
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50 roses blanches offertes au père Gérard par 50 enfants du Despertar pour 50 années de prêtrise.


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Le père Gérard (1er plan) entouré des prêtres du diocèse, de Dom Benedito, de l’archevêque de Porto Velho et de celui de Riberalta (Bolivie).
Dom Geraldo, dans la vie il y a des événements que nous ne pouvons pas oublier et en ce qui concerne notre vocation, il est très important d’en faire mémoire, en action de grâces pour le don reçu.
Le diocèse de Guajará-Mirim est béni par votre présence et pour votre travail, votre sagesse pastorale, votre engagement auprès des pauvres, vos conseils qui nous conduisent toujours sur la bonne voie, par un chemin sûr.
Dom Geraldo vous fêtez cette année 50 ans d’ordination sacerdotale. Vous nous avez appris à mieux aimer le prochain, à prier, à remercier toujours davantage. Vous, vous avez mûri un peu plus et regardé votre mission de « jeter les filets », comme un cadeau de Dieu.

La vocation sacerdotale

Aujourd’hui, nous les paroissiens ici présents, nous comprenons davantage la vocation sacerdotale, semblable à une vocation divine, un don pour lequel il est nécessaire de laisser des choses importantes de la vie comme la famille, le confort, les amis, la liberté. C’est un vrai dépouillement de soi-même pour, à la fin, tout recevoir comme un don des mains de Dieu. C’est être reconnaissant, disponible, et souvent ne pas être compris ; être fort, n’avoir pas peur même si la douleur arrive. C’est voir Dieu partout dans l’univers.

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Sous le regard attentif de Dom Benedito, le père Gérard souffle les bougies d’un énorme gâteau d’anniversaire.
Fêter la vie

Nous pouvons affirmer Dom Geraldo, que commémorer 50 ans d’ordination c’est fêter la vie, parce que le Prêtre n’est pas seulement l’homme de la liturgie, mais aussi celui qui fait de sa vie un culte liturgique, s’identifie à la réalité de la Croix qui est amour et don aux frères et à l’Église.
Ce 7 avril est un jour de fête et de bénédiction pour nous tous, mais principalement pour Dieu, qui a reçu votre OUI il y a 50 ans. Pour tout cela Dom Geraldo, nous vous remercions.
Vous êtes l’ami fidèle, le Père spirituel, qui conduit avec amour nos pas vers Dieu. Sachez que nous sommes très heureux et reconnaissants de vous avoir parmi nous. Nous demandons pour vous les bénédictions de Dieu. Que la Vierge Marie, la Mère très Sainte, vous couvre de Son manteau céleste, qu’Elle soit près de vous pour vous protéger contre toutes les difficultés et les obstacles.
 
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