Rapport moral 2017 Version imprimable Suggérer par mail
Abbé Christian Dutreuilh, président   
Ce rapport couvre l’année civile 2017 ainsi que quelques éléments jusqu’au mois de mai 2018.

Image
Régis Herbel entouré par Mady Huntzinger (secrétaire générale) et l'abbé Dutreuilh (président de l'association) lit et commente le message de dom Benedito.
L’administration diocésaine

Le diocèse de Guajará-Mirim – Rondônia, composé actuellement de 13 Paroisses et 375 communautés, se répartit en 3 régions (Siège, Centre et Sud) et fait partie de la Région Nord-Ouest du Brésil.
Les ressources économiques pour l’administration socio-pastorale du diocèse proviennent de différentes sources : 13 % de la dîme et des fêtes paroissiales, collectes paroissiales, don du Pape pour l’Amazonie depuis 6 ans, collecte de l’archevêché de Maringa jumelé à Guajará-Mirim ainsi que divers autres donateurs individuels, entreprises ou congrégations (2/3 des ressources de l’administration diocésaine en 2017) complétées par les dons des bienfaiteurs de Lettre d’Amazonie (1/3 des ressources de la Mitre en 2017).

Le séminaire

Le Père Osmar Ferreira est recteur du séminaire et responsable de l’animation des vocations diocésaines. Il accompagne également la pastorale des jeunes du diocèse.
En 2017 le diocèse a investi 61 000 euros dans la formation des séminaristes dont 6 000 euros provenant des dons de Lettre d’Amazonie.

Le petit séminaire Saint Maximilien Marie Kolbe de Guajará-Mirim a été rouvert en 2018 avec :
– 2 séminaristes terminant le lycée ;
– 2 séminaristes en propédeutique ;
– 1 grand séminariste en stage de pastorale.

Le grand séminaire São João xxiii de Porto Velho compte en 2018 :
– 2 séminaristes en philosophie (Junior Henrique et Gustavo) ;
– 2 séminaristes en théologie (Adriano et Claudinei) ;
– 1 diacre Reginaldo ordonné prêtre le 23 septembre 2018.

Les religieuses des paroisses

9 congrégations et 35 religieuses sont présentes dans le diocèse. La dernière communauté religieuse a été fondée en 2017 sur la paroisse de São Miguel du Guaporé par les religieuses clarétaines. Certaines paroisses ne peuvent assumer complètement les dépenses des Sœurs et doivent recourir pour une part à l’aide du diocèse. Actuellement deux paroisses sont sans religieuses.
En 2017, 56 000 euros de dons de Lettre d’Amazonie ont été utilisés pour soutenir les religieuses des paroisses.

Le clergé

En 2018 le clergé diocésain se compose de :
– 9 prêtres diocésains ;
– 4 prêtres clarétains et prêtres de Saint Jacques ;
– 1 prêtre missionnaire (diocèse de Bom ­Jésus do Gurgueia – Piauí) ;
– 2 prêtres de l’archevêché de Maringa, Église jumelée avec Guajará ;
– 1 frère clarétain ;
– 11 diacres permanents.
En janvier 2018 le diocèse d’Apucarana a clos le jumelage commencé en 1989 avec la paroisse Notre Dame du Perpétuel Secours. À cette occasion la salle des fêtes a été inaugurée au nom de Dom Geraldo Verdier.
Sur les 13 paroisses existantes, il n’en reste plus que 5 non prises en charge par un prêtre incardiné au diocèse.
En 2017, 18 prêtres du diocèse ont reçu des dons de Lettre d’Amazonie sous forme d’intentions de messes pour un total de

Les mouvements pastoraux

Il existe une impressionnante dynamique pastorale, rendue possible grâce à l’implication de volontaires leaders et animateurs des 26 pastorales, mouvements et services pastoraux, organisés autour des conseils pastoraux, conseils économiques et communautés paroissiales.
Pour organiser cette dynamique volontaire, le diocèse emploie un coordinateur des pastorales, un responsable de la pastorale de l’enfan­ce ainsi qu’un agent administratif ­engagé à mi-temps pour la pastorale des migrants.
23 000 euros de dons de Lettre d’Amazonie ont été utilisés en 2017 pour financer les actions pastorales au niveau du siège du diocèse (3 employés, le centre de formation et certaines rencontres diocésaines).

Les œuvres sociales du diocèse

Le Centre Despertar
En février 2018 le Despertar a repris les cours suivants par demi-journée :
– occupation, activités récréatives et renforcement scolaire (47 élèves) ;
– artisanat I (51 élèves), Artisanat II (43 élèves), Artisanat III (20 élèves le matin) ;
– secrétariat administratif (20 élèves l’après-midi) ;
– atelier bicyclettes (37 élèves l’après-midi) ;
– atelier mécanique motos (37 élèves matin et après midi) ;
– jardinage (20 élèves le matin) ;
– atelier couture (31 élèves matin et après midi).
En plus de ces cours financés par Lettre d’Amazonie, des cours temporaires fonctionnent au Despertar grâce à des projets subventionnés par d’autres organismes ou aides extérieures.
En 2017 le diocèse affectait 119 000 euros au Despertar dont 79 000 euros provenant de dons de Lettre d’Amazonie.

La Radio Educadora
Début 2018 nous avons reçu l’autorisation définitive du ministère des communications pour migrer en FM. En mai, tout l’équipement a été commandé (financé par un donateur de Lettre d’Amazonie en 2016) et le 13 juillet, l’installation était réalisée. En 2017, le diocèse a attribué 71 000 euros à la Radio dont 55 000 euros provenant de dons de Lettre d’Amazonie.

La Pastorale des indiens (Cimi)
En 2017, le diocèse a envoyé à la pastorale des indiens (Cimi) 11 000 euros provenant de dons reçus par Lettre d’Amazonie et utilisés pour :
l’aide à des familles en difficulté : examens de santé urgents, médicaments et transport ;
– la formation technique et supérieure (dont Celso étudiant en Ondotologie) ;
– l’acquisition de matériel.

Le Jardin d’enfants Beija Flor
Le diocèse maintient le lien avec le Jardin d’enfants en subventionnant un employé en charge de l’entretien des locaux et du parc ainsi qu’une aide à la direction du centre. En 2017, 12 000 euros de dons de Lettre d’Amazonie ont contribué à l’accueil des enfants en bas âge de Costa Marques.

La Pastorale des migrants
Les demandes des migrants sont complexes et multiples. La pastorale accompagne les personnes non seulement pour régulariser leur situation mais également pour résoudre divers problèmes liés à leur statut propre.
Ainsi 279 personnes ont été aidées en 2017 (hommes, femmes et enfants en majorité boliviens) dans leurs démarches administratives avec les autorités tant brésiliennes (Police Fédérale et autres) que boliviennes (consulat et autres). De janvier à mai 2018 ce sont 158 personnes qui ont été accompagnées.

La Pastorale des prisons
Il existe plusieurs prisons municipales et fédérales dans le diocèse. La pastorale des prisons la mieux implantée travaille sur Guajará-Mirim et Colorado do Oeste. Les aides fournies par le diocèse sont limitées au matériel pour les activités d’artisanat et d’aide à la santé.

Les aides sociales du diocèse
Après analyse de chaque situation, le diocèse répond aux demandes des personnes sollicitant une aide pour la santé (examens), le transport, l’électricité, la nourriture… Les aides se font toujours en nature ou par paiement de facture mais jamais en argent liquide.
En 2017, 6 000 euros de dons de Lettre d’Amazonie ont contribué à l’amélioration des conditions de personnes en situation de précarité (personnes en difficulté, migrants et prisonniers).

Conclusion

En 2017 l’administration diocésaine et les œuvres sociales ont subi un déficit important. Mais la contribution grandissante des paroisses, les mesures d’économies prises au niveau de la Mitre et du Despertar ainsi que le ­retour à un meilleur taux de change, devraient ­néanmoins nous permettre de revenir à une situation proche de l’équilibre.
 
© Lettre d’Amazonie – 1 rue du Pont de Lodi – 75006 Paris – Tous droits réservés – Création : Caractère B.