Rapport moral 2011 Version imprimable Suggérer par mail
Mgr Gérard Verdier, président   
Assemblée générale de l’Association « Lettre d’Amazonie » du 22 avril 2012.

Rapport Moral de la vie de la Mission

Ce rapport moral se rapporte à deux administrations de la Mission : la première qui me concerne, allant du 6 septembre dernier au 8 décembre 2011 et la deuxième de Dom Benedito Araujo, mon successeur, à partir de cette date jusqu’à ce jour.
Une des premières décisions de Dom Benedito fut de me demander de continuer comme Président de notre Association Lettre d´Amazonie, à condition, bien sûr que je sois de nouveau librement reconduit par cette Assemblée.

Les interventions de la Mission

1 – Les familles de la déchetterie

Groupées en association, elles sont actuellement au nombre de 57 familles qui vivent des produits qu´elles y récupèrent. L’Association se retrouve régulièrement dans un local prêté par le Diocèse qui accompagne leur cheminement. Par le biais de la Caritas de Guajara, une formation est donnée à ses membres pour affronter les problèmes dans la déchetterie (hygiène, sécurité).

2 – Les Sans Terre

Installés sur des terres inexploitées appartenant à de grands propriétaires et destinées à l’expropriation par l’état, les Sans Terre sont régulièrement soumis à des expulsions de force, donc des conflits, souvent violents. Le Diocèse encourage les Sans Terre dans leur lutte et intervient en leur faveur.

3 – Les migrants

La plupart viennent de Bolivie et arrivent au Brésil sans papiers. Le diocèse les aide à obtenir acte de naissance, de baptême permettant la régularisation de leur situation, dans l’obtention d’un visa permanent. Un soutien financier leur est parfois accordé.

4 – Les toxicomanes

Du fait de sa position géographique : sur le passage de la route de la drogue (à la frontière de la Bolivie où elle est cultivée, via le Brésil, vers la Colombie), les toxicomanes sont nombreux en ce coin du Rondonia et remplissent les prisons. Le diocèse aide les familles dans les démarches (examens de santé,fichier judiciaire) indispensables à l’admission des malades dans les centres de désintoxication.

5 – Les prisonniers

L’équipe diocésaine de la pastorale des prisons maintient un contact régulier avec les familles de détenus qui viennent revendiquer les droits de leurs parents pour des conditions de détention meilleure, remises de peines, achat de matériel en vue de la fabrication d’objets dont la vente pourra faciliter une réinsertion sociale.

 

Les œuvres de la Mission

1 – L’hôpital Bom Pastor

Pour mémoire, la direction de l´Association « Pró-Saúde », représentée par le Sr. Walter de Souza, avait jugé bon, lors de sa prise en charge, de maintenir en place la directrice Ana Paula de Lima ainsi que 82 fonctionnaires de l´ancienne équipe.

  • Actuellement le personnel atteint la centaine, signe de progrès.
  • L´Hôpital est maintenu dans un bon état (peintures refaites, propreté de rigueur).
  • La Maternité, (la seule de la région) fonctionne à plein avec une moyenne de 10 naissances par jour.
  • Problèmes et solutions.
  • Le Bom Pastor ne pouvant plus compter sur les dons de France, doit s´auto-financer exclusivement avec l´argent du Brésil. (À titre indicatif : la Mairie continue à faire attendre l´Hôpital Bom Pastor 2 à 3 mois pour lui payer qu´elle lui doit !)
  • La mairie a exigé que les indiens jusqu’ici soignés au Bom Pasteur soient transférés à l´hôpital du gouvernement. Quand il le juge nécessaire, le Diocèse prend donc en charge leur hospitalisation au Bom Pastor de même que celle des plus pauvres.

2 – Le Centre Despertar

  • Ils étaient 400 élèves en début d´année scolaire ; près de 100 se sont désistés pour divers motifs : ils ont trouvé un travail rémunéré, la famille a quitté Guajará , un manque de motivation…
  • Le Despertar a donné leur certificat à 304 élèves pour les cours suivants :
    – Coupe et couture industrielle 23
    – Menuiserie 12
    – Electricité pour immeubles 10
    – Mécanique de motos 22
    – Sérigraphie 34
    – Horticulture 22
    – Artisanats divers 140
  • Inauguration d’un atelier boulangerie-confiserie en avril 2012. 20 élèves suivront 160 h de cours pendant un mois. L'an prochain, 2 groupes de 20 adolescents suivront 800 h de cours pour l’obtention d’un diplôme d´apprenti boulanger.

3 – Les Indiens de Sagarana

Avec la production agricole qui a augmenté au village et les salaires des retraités et des 6 professeurs et 4 agents de santé, le niveau de vie des habitants s’est amélioré… Une bienfaitrice, par des dons réguliers, a permis que Sagarana change son grand bateau ayant de gros problèmes d'entretien, pour une embarcation plus petite et bien plus économique.

4 – Le Jardin Beija-Flor

Pris en charge dans sa quasi-totalité par la mairie de Costa Marques. Néanmoins nous lui envoyons chaque mois une aide symbolique de 1200 euros pour les frais d´école ! Le Jardin reste toujours lié à la Mission et aux pères brésiliens Edmilson et Renato qui ont succédé au Père Jean Picard.
 
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