Les religieuses dans la Mission

 Nous vous donnons régulièrement des nouvelles des prêtres de la Mission, passant trop souvent sous silence les soixante-deux religieuses qui elles aussi se dévouent pour faire avancer le Royaume. Il n’a pas été facile de rédiger cet article, qui, certainement ne sera plus à jour quand il paraîtra : les Sœurs étant mutées bien davantage que les prêtres. Quoi qu’il en soit, il se veut un hommage à toutes ces femmes travaillant la plupart du temps dans l’ombre et dans des conditions pas toujours faciles.




Les Sœurs de Notre Dame du Calvaire

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Sœur Luzia Mendonça.
À l’hôpital et au Despertar

À Guajará, elles sont 3 : la Sœur Adelina Schwambach, psychologue, officiant à l’Hôpital Bom Pastor et au Centre Despertar, la Sœur Irène Picco, et la Sœur Luzia Mendonça.

Au service de la paroisse

Une autre communauté composée de Sœur Odilia Mazzon, Sœur Ana Luiza de Castro, Sœur Sabina Gonchoruski, travaille dans la paroisse de São Miguel do Guaporé.
Le 15 août prochain les Sœurs du Calvaire célébreront 78 ans de présence dans notre Mission. Sœur Jeni Zago, brésilienne, fut pendant 12 ans supérieure générale des Sœurs du Calvaire, et la provinciale au Brésil, Sœur Conceição Melo, est fille de Guajará-Mirim.
 
Les Sœurs Catéchistes Franciscaines

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De gauche à droite : Sœur Gema et Sœur Martha, puis, à l’extrême droite : Sœur Virginia. Au centre (avec les lunettes) le Père Lluis Llamas.
Au service des Sans terre et des communautés rurales

Actuellement, trois religieuses travaillent à Seringueiras. Sœur Gema Grotto, accompagne les familles des Sans Terre et les malades, par le biais de la médecine alternative. Sœur Vergínia Martina suit les communautés de base et Sœur Martha Fiamoncini se consacre aux jeunes et aux communautés rurales, avec un charisme particulier pour la liturgie et les vocations.
 
Les Sœurs Franciscaines du Cœur de Jésus

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De gauche à droite : Sœur Josefa, Sœur Rosana, Sœur Ornelinda.
Engagées dans la pastorale paroissiale

Elles assurent entièrement la pastorale paroissiale dans le district de Palmeiras où elles résident, et aussi dans celui de Nova Dimensão, siège de la nouvelle Paroisse Nossa Senhora de Fátima dont elles font partie.
 
Les Petites Sœurs de l’Immaculée

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Parmi les indiens et les riverains

Elles ont une communauté à Surpresa et s’installent parmi les riverains boliviens et brésiliens, et les indiens de Sagarana. La congrégation y est jusqu’à ce jour. Les religieuses actuelles : Sœur Raimunda Alencar, Sœur Maria Isabel Pastore, Sœur Elisângela Brito, enseignent également à l’école de Sagarana où les enfants oro wari sont leurs élèves. Sœur Maria de Lourdes Belém, Sœur Rozana Wolf et Sœur Lindaura Santos, elles, résident à Guajará-Mirim depuis 13 ans. Parmi toutes les religieuses de l’Immaculée qui passèrent chez nous, un nom reste dans toutes les mémoires, celui de la Sœur Salette Stoffel ; celle qui, sillonnant le fleuve, arrachait jusqu’à 1 000 dents dans une seule tournée, avec juste une trousse médicale, dans des conditions précaires, mais sans jamais aucun accident opératoire !
 
Les Sœurs Franciscaines de la Providence de Dieu

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À gauche, Sœur Dr Marlène et à droite Sœur Lucia.
Au service des malades

Une communauté est fondée à Guajará à la demande de Sœur Marlène Avanzi qui souhaita travailler à l’hôpital Bom Pastor après y avoir passé quelques semaines. Elle en est actuellement la directrice administrative et y pratique en tant que chirurgienne. La Sœur Maria Eunicequi da Silva est à ses côtés. De temps en temps des jeunes religieuses stagiaires, du Sud ou du Nordeste, viennent renforcer la communauté.
 
Les Dames de l’Instruction Chrétienne

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À gauche, Sœur Eliane et à droite, Sœur Roseni.
Pour un service liturgique

Actuellement Sœur Silvia Montenegro, Sœur Maria Cleuza Archanjo, Sœur Maria Graziela de Souza travaillent à Cabixi, à l’extrémité du Diocèse. Une autre fondation composée de Sœur Maria de Lourdes Silva, Sœur Julienne da Silva Santos et Sœur Roseni Moreira de Paiva fut créée à Colorado do Oeste en 2009.
 
Les Sœurs de Saint Charles de Lyon

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De gauche à droite : Sœur Fatima, Sœur Aparecida Nazareth, Sœur Maria Aparecida.
Education et service social

Leur communauté se compose de 4 religieuses : Sœur Aparecida Nazareth de Andrade, Sœur Fátima Garcia qui travaille au Despertar, Sœur Maria Ferreira de Lima, Sœur Aparecida da Silva. Leur supérieure générale, Sœur Myriam Gagnères, visite régulièrement ses religieuses. Très attentive aux besoins du Centre Despertar, elle a organisé une campagne, en France, qui nous a permis l’agrandissement et le réaménagement du réfectoire des enfants et adolescents. Les Sœurs viennent de recevoir de leur congrégation une petite voiture pour leur service pastoral.
 
Les Sœurs Missionnaires de Notre Dame des Grâces

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De gauche à droite : Sœur Silvia, Sœur Ines, Sœur Maria, Sœur Elaine.
Avec les migrants

Sœur Elaine Alves, Sœur Aparecida Maria Alves, Sœur Luciene de Souza Sá, Sœur Maria Aparecida Mendes, reçurent à São Domingos un champ d’apostolat en friches avec des migrants arrivant de partout, dans un contexte de déforestation sauvage, de scieries surgissant du néant et débitant des tonnes de planches, un climat de violence et d’assassinats.

Education et catéchèse

À la demande du maire de Costa Marques (dont dépend São Domingos) Sœur Elaine prit la direction du premier collège de la ville, et resta à ce poste pendant 4 ans. Elle et ses consœurs transformèrent en quelques mois l’ambiance de São Domingos, participant avec le Père Jean à la construction d’une grande et belle église dédiée à Saint Dominique. Suite au départ des Sœurs de Notre Dame du Calvaire en 2009, ce sont aussi des Missionnaires de Notre Dame des Grâces qui prirent le relais, un an plus tard, dans la paroisse du Divino de Costa Marques. Il s’agit de Sœur Sílvia Aparecida Gonçalves, Sœur Maria Inês Cardoso et Sœur Aparecida Maria Alves.
 
Les moniales bénédictines
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De gauche à droite : Sœur Maria Elisabeth, la Mère Prieure Adma, la Mère Abbesse Maria Auxiliadora, Sœur Maria Fabiola, Sœur Maria Eugenia.
En 1926, la Mère Francisca de Jésus fille d’une famille noble brésilienne fonde à Rome le Monastère de la Vierge. Les religieuses y mènent une vie contemplative. À la mort de la fondatrice en 1937, sa famille crée des difficultés au Monastère, construit sur ses terres. Les Sœurs décident alors d’émigrer au Brésil où elles trouvent l’appui qui leur est nécessaire. Mais, n’étant pas assez nombreuses, elles sont invitées par l’Église à se joindre au monastère bénédictin Notre Dame des Grâces, dans le Minas Gerais. Elles sont alors regroupées dans le Prieuré de la Vierge, à Petrópolis, qui en 1980, avec l’augmentation des vocations, devient l’Abbaye de la Vierge.
En 1997 la Mère Eugênia Teixeira, fonde à Guajará-Mirim le Prieuré de Nossa Senhora do Seringueiro avec 8 moniales. Mais au fil des ans, par suite de la chaleur accablante à laquelle elles ne sont pas habituées (la ville de Petrópolis, est située sur les hauteurs de Rio de Janeiro) quatre d’entre elles nous quittent. La communauté se stabilise avec quatre religieuses : Maria Eugenia Bernardo, Maria Elizabeth de Jesus, Maria Fabíola Viana Nery (novice), Maria das Graças (qui prend actuellement soin de sa famille) et leur supérieure  : Mère Adma de Guadalupe Bezerra, fille de Guajará.
La population de la ville est très attachée à ces religieuses qui prient leur office 7 fois par jour, accueillent des hôtes et ont fait de notre petite église Notre Dame du Perpétuel Secours, un lieu de belles célébrations liturgiques et un point de rencontre et d’orientation spirituelle. De plus elles accompagnent un groupe de 30 laïcs. L’actuelle Abbesse Mère Maria Auxiliadora Canuto pensait fermer ce Prieuré trop petit, mais cela fait plus d’un an que le Monastère tient bon. Une nouvelle recrue, bien motivée, vient d’arriver. Petit signe d’espérance ?
 
Les Sœurs de Saint Jean Baptiste
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De gauche à droite : Sœur Abigaïl, Sœur Maria des Graças, Sœur Olga.
Originaire d’Italie (Gênes) c’est la plus ancienne congrégation travaillant dans notre Mission puisque fondée en 1594 par une veuve, Médèia Patelani. D’où leur dénomination de « Sœurs Médèias ». Médèia Patelani désolée des conditions de vie des femmes à cette époque, s’engagea pour les promouvoir par le biais d’une scolarisation, accompagnée d’une formation humaine, morale et spirituelle.
Aussi les religieuses se lancèrent dans des secteurs d’activité sociale, pastorale et paroissiale. Elles marquèrent de leur présence l’Italie, l’Albanie, le Congo, la Bolivie, le Brésil, où elles arrivèrent en 1950.
En 2003 une communauté s’installa à Cerejeira avec Sœur Olga Viana Borges, Sœur Abigaïl Souza et Sœur Maria das Graças Souza (ces deux dernières sont jumelles : on les différencie grâce à un grain de beauté sur le visage).
 
Les Sœurs de la Divine Providence
Originaire de Munster en Allemagne, leur congrégation est fondée en 1842 par le père Edouard Michelis qui souhaitait des femmes solides pour être les « mères » des nombreux orphelins de guerre, enfants abandonnés. Elles connurent un développement considérable et malgré la baisse des vocations, sont encore plus de 2000 ! Elles travaillent en Allemagne, Hollande, Indonésie, Paraguay, Bolivie, Afrique et Brésil où elles se trouvent à plus de 700.
En 1994, elles arrivèrent à Corumbiara. Malgré le massacre (13 sans-terre tués, dont une fillette de 7 ans) qui suivit l’année d’après et qui les marqua énormément, elles ne se découragèrent pas et restèrent sur place. Sœur Neuza Souza, Sœur Briguite Schreiber, Sœur Margaret Frei et Sœur Adésia Stopassoli assument actuellement toutes seules la communauté, et vivent dans une maison en bois qui crie misère.
 
Les Sœurs de la Sainte Famille
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De gauche à droite : Sœur Jardiane, Sœur Ilsa, Sœur Fatima.
Émilie de Rodat, naquit en 1787, au Château de Druelle, près de Rodez (Aveyron). Elle compte parmi les responsables du relèvement spirituel de la France après la Révolution. C’est au cours d’une visite à une famille indigente que sa vocation se précise : elle sera « l’institutrice des pauvres ».
Le 30 avril 1816, elle fonde la congrégation enseignante et hospitalière des Sœurs de la Sainte Famille qui, au bout de quelques années essaime tous horizons. Actuellement elles sont plus de 1500, dans 13 pays d’Europe, d’Amérique Latine, d’Afrique et d’Asie.
En 1902 elles arrivèrent au Brésil, dans l’État du Pernambuco.
En 2001, elles créent une communauté « inter-congrégation » à Nova Mamoré qui comprend les districts de Palmeiras et Nova Dimensão avec 43 communautés rurales. Sœurs Vera Lùcia Bezerra et Claudete Xavier dos Santos travaillent là avec Sœur Maria de Fátima Batista Jorge appartenant à la congrégation du Bom Pasteur, originaire d’Angers (d’où le nom de communauté inter-congrégation, formule qui s’est répandue au Brésil pour renforcer les congrégations trop peu nombreuses).
 
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